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Connaissez-vous réellement la déficience intellectuelle?

Il y a quelques semaines, un article a été publié sur notre blogue afin de mettre en lumière ce qu’est réellement le trouble du spectre de l’autisme. Cette semaine, c’est au tour de la déficience intellectuelle d’être mise de l’avant. Au-delà du terme « déficience intellectuelle », il est important de bien saisir ce que cela implique pour la personne concernée ainsi que ceux qui la côtoient. D’ailleurs, la SQDI estime que le nombre de personnes vivant avec une DI joue entre 1% et 3% de la population.[1]

Comme l’a mentionné l’article qui avait pour but de bien différencier la déficience intellectuelle et les troubles de santé mentale publié par le RODITSA récemment, la DI n’est pas une maladie, mais un état. En effet, on ne la traite pas, on apprend à vivre avec elle au moyen d’adaptations quotidiennes. C’est pourquoi on n’emploie jamais les termes « atteint » ou « souffrant » lorsque l’on parle des personnes qui présentent une DI.[2]

La Société québécoise de la déficience intellectuelle a d’ailleurs créé un livret informatif sur la DI fort intéressant disponible en ligne sur leur site web à l’adresse suivante : https://www.sqdi.ca/wp-content/uploads/2018/07/Qu_est_ce_que_la_deficience_intellectuelle.pdf.

Qu’est-ce que la déficience intellectuelle?

Pour qu’il y ait un diagnostic, il a été déterminé que trois critères sont nécessaires.

En premier lieu, il doit y avoir des limitations significatives au niveau du fonctionnement intellectuel. Cela se définit entre autres par des difficultés à comprendre certains concepts ou encore à prévoir les conséquences d’une action.[3]

Le deuxième critère se traduit par des limitations du comportement adaptatif. Autrement dit, il s’agit de troubles au niveau des habiletés conceptuelles, sociales et pratiques. Les effets peuvent se faire voir lorsque des concepts comme l’argent entrent en jeu, ou lors d’interactions sociales. Il en est de même pour procéder à des tâches quotidiennes comme la préparation des repas, des tâches ménagères ou encore l’utilisation des transports.[4]

En dernier lieu, pour qu’un diagnostic de DI soit posé, il est impératif que celle-ci se manifeste avant la majorité. Cependant, seuls les spécialistes qui sont membres d’un ordre professionnel tels que les psychologues et les neuro-psychologues sont en mesure de confirmer le diagnostic suite à des tests reconnus.[5]

Bien que chaque personne qui présente une DI soit différente, certaines caractéristiques ont été décelées chez plusieurs d’entre elles. Évidemment, celles-ci ne sont pas exhaustives et ne touchent pas toutes les personnes qui présentent une déficience intellectuelle. On y retrouve des difficultés en lien avec « le réparage dans le temps et l’espace, la mémoire à court terme, le développement du langage, la concentration, les situations de résolution de problèmes, le maintien et la généralisation des stratégies nouvellement acquises et les liens logiques à faire entre les éléments ou les événements. »[6]

Les causes de la déficience intellectuelle

La plupart du temps, la cause exacte de l’apparition de la DI est inconnue. Toutefois, bien qu’il soit difficile de cibler avec certitude son origine, des études ont mené à la conclusion que la cause peut être liée à des facteurs biologiques en lien avec des conditions génétiques, comme des difficultés lors de l’accouchement, une exposition aux drogues et aux toxines, une infection congénitale, etc. Elle peut également être due à l’hérédité, à des facteurs d’origine environnementale, ou à une atteinte du système nerveux central.[7] Quoi qu’il en soit, il est difficile d’en avoir la certitude. Cependant, ne pas en connaître la cause ne constitue pas un important problème, car la personne concernée ne sera pas traitée ou guérie, mais apprendra plutôt à vivre avec ses différences.

Des comportements à adopter

Afin de faciliter les interactions avec ces personnes aux besoins particuliers, il est important d’adapter ses comportements en conséquence. Même si cette dernière a une compréhension différente, cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas apte à communiquer ou qu’on doit s’adresser à elle au même titre qu’on le ferait avec un enfant par exemple. Infantiliser ne facilite en rien l’interaction. Il est mieux de favoriser des phrases courtes et d’utiliser des outils visuels ou des gestes. Il est important de ne pas prendre les personnes qui présentent une DI pour des enfants. Celles-ci vieillissent au même titre que les autres et ont besoin d’être perçues de la même manière que n’importe quel adulte. Il faut également laisser place à leur autonomie le plus possible. Il est donc mieux de leur offrir de l’aide au besoin lors d’une action que de la faire à leur place.[8] 

La patience est aussi la clé pour préserver une bonne relation et une bonne communication avec les personnes qui présentent une DI. Il ne faut pas hésiter à reformuler ou répéter des propos si nécessaire. Bien entendu, le respect doit toujours être présent. Une relation basée sur le respect est toujours plus solide.[9]

Plus on comprend la déficience intellectuelle, plus il est facile d’interagir avec ceux qui vivent avec elle. En effet, c’est en comprenant leurs comportements qu’il devient plus facile d’adapter les nôtres. Surtout, il ne faut jamais oublier que la DI n’est en rien une maladie, mais bien un état permanent et reflète toute la beauté de la différence.

 



[1] SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE, « Qu’est-ce que la déficience intellectuelle? », (En ligne), https://www.sqdi.ca/wp-content/uploads/2018/07/Qu_est_ce_que_la_deficience_intellectuelle.pdf

[2] Idem.

[3] Idem.

[4] Idem.

[5] Idem.

[6] Idem.

[7] Idem.

[8] Idem.

[9] Idem.


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